La communauté Les dons La récupération Le mouvement La solidarité
De la biffe à la chine, aux origines de la récupération dans le mouvement Emmaüs Début des années 50, l'Abbé Pierre n'est plus député. La petite communauté qui s'est créée à Neuilly-Plaisance autour de l'abbé, de Lucie Coutaz et de Georges, le premier compagnon, et qui compte alors une quinzaine de membres n'a plus d'argent. Il faut manger. Alors l'abbé Pierre décide d'aller mendier dans les rues de Paris. Ce qui ne plaît guère aux compagnons qui s'interrogent sur les moyens de survivre. C'est alors qu'un d'entre eux, Auguste Le Gall, un breton, propose : " Je connais un moyen de récupérer de l'argent sans mendier, c'est la récupération des poubelles ". Les chiffonniers d'Emmaüs sont nés. La biffe, une activité rémunératrice à l'époque, va permettre de développer des communautés dans toute la France. " Je me souviens avoir entendu que dans certains groupes qui commençaient à faire du collectage à domicile, on cassait volontiers les meubles pour vendre du carton et du chiffon.La communauté de Cernay est construite sur une décharge publique dans laquelle beaucoup de choses avaient été jetées alors qu'aujourd'hui on les vendait à prix d'or ", explique Jean ROUSSEAU (ancien Président d'Emmaüs France). Au cours des années 80, après les flambées du pétrole et des matières premières, ces dernières chutent considérablement. La biffe ne permet plus aux communautés de vivre autour de cette seule activité ; c'est alors le développement du bric-à-brac, qui s'installe sur fond de crise économique, d'accroissement du chômage et d'un engouement du public pour le bric-à-brac. Depuis la plus grosse partie du chiffre d'affaires des communautés est réalisée par le bric-à-brac.
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